LLM et LAM : est-ce que cela vous parle ?
Toutes les professions, quelles qu’elles soient, utilisent des abréviations, parfois à satiété. Il n’est pas toujours facile de naviguer au milieu de cette masse de termes au sens bien souvent impénétrable, sauf quand l’usage public et répété en a fait des concepts que chacun connaît.
Le monde de la traduction n’échappe pas à la règle et nous avons les nôtres que le grand public ignorait mais qu’il commence à s’approprier à travers la surcommunication actuelle qui en est faite sur tous les médias. Qui n’a pas aujourd’hui entendu parlé d’IA par exemple, même si celle-ci n’est pas propre à notre secteur d’activité ? Mais la compréhension s’obscurcit un peu dès lors qu’on évoque les concepts de TA, de MTPE, qu’on y rajoute les adjectifs de « full » ou « light » (nous nous trouvons en effet au milieu des ingrédients d’une recette linguistique) et nous perdons notre auditoire si, dans un emballement propre aux discussions passionnées, nous évoquons en présence de personnes moins familières de notre environnement professionnel les trilitères (encore un vilain mot me direz-vous) que constituent les LLM et les LAM.
Nous nous sommes dit qu’apporter un peu de lumière sur tout ça serait sans doute profitable à tout le monde.
Les LLM (Large Language Models ou Grands Modèles de Langage) sont spécialisés dans le traitement et la génération de textes. Nous les connaissons aujourd’hui sous le nom de ChatGPT, Gemini, CoPilot, Claude ou Meta AI, pour ne citer que les plus courants. Ils servent entre autres à analyser et interpréter du texte pour traiter nos demandes de manière contextuelle, créer du contenu cohérent, convertir des documents d’une langue dans une autre, soit traduire automatiquement, ou encore générer des synthèses à partir des informations clés de textes plus longs.
Les LAM (Large Action Models ou Grands Modèles d’Action) ont une tout autre finalité : ils sont destinés essentiellement à automatiser nos workflows et donc à optimiser, plus encore et différemment des ERP mais de manière complémentaire, les opérations de gestion et de planification des dossiers clients qui constituent des taches lourdes et répétitives au quotidien pour les chefs de projet employés dans nos sociétés de traduction.
En réduisant le temps consacré à ces opérations qui reviennent sans cesse, nous pourrons nous consacrer plus pleinement aux actions à forte valeur ajoutée que sont la relecture des textes traduits ou post-édités mais aussi les contrôles sur la forme des supports traités.
Dans un monde linguistique en pleine révolution, le mot n’est pas trop fort, les LAM constitueront l’une des prochaines étapes marquantes de notre évolution d’une espèce un peu en voie de disparition. Mais tout genre n’est-il pas voué à avancer ?
Chez Atlantique Traduction, quoi qu’il en soit, nous réfléchissons d’ores et déjà avec optimisme à cette transition.

